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Le château de Brest
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Ancien camp fortifié romain
du III siècle après J.C. il fut agrandi par Vauban, Colbert et Richelieu,
sous Louis XIV. Prison d'état, siège de l'armée de terre, il fut donné
en 1945 à la Marine Nationale qui en fit sa préfecture Maritime. |
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L'histoire de Brest
Un oppidum à l'origine : au 3ème siècle après JC , les romains ont
fait édifier un "oppidum" afin de protéger la Gaule des invasions des pillards
saxons, place forte dont les fondations serviront à l'époque carolingienne
à l'érection du château (situé au bas de la rue de Siam, et dans lequel
la Préfecture Maritime siège actuellement). Les IVe, Ve et VIe siècles voient
l'arrivée des communautés de Bretons, venant du Pays de Galles et Cornouaille
essentiellement. Par la suite, le château sera la propiété des comtes du
Léon, avant que la ville de Brest ne soit rattachée en 1240 par le duc de
Bretagne, Jean Ier. Dès lors, nombreux seront ceux qui essaieront de conquérir
cette place stratégique. |
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Les conquêtes anglaises : Lors de la guerre de Succession en 1341,
Brest est plongée dans la tourmente: Jean de Monfort, allié des Anglais,
leur confie la garde de la ville et par la même occasion leur livre le
château. Duguesclin en 1373 et Clisson en 1378 essaient en vain de reprendre
la place forte, face à un ennemi bien installé. En 1397, enfin, Charles
VI obtient du roi d'Angleterre, qui vient d'épouser sa fille aînée, que
Brest soit restituée -à prix d'or- au duc de Bretagne.
La Ligue : Au XVIe siècle, Brest connaît les assauts de la Ligue.
En 1594, les Espagnols soutenus par les ligueurs sont repoussés par les
gouverneurs ayant pris parti pour Henri IV.
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Le port militaire :
En 1631, la grosse bourgade est en guerre contre les anglais et
les espagnols, lorsque Richelieu décide d'en faire le plus grand
port de la Marine Royale. Ce projet va se concrétiser sous Louis
XIV.
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"Un port royal, pourvu de tous les avantages qu'on saurait désigner,
et d'une manière aussi complète que si Dieu avait pris plaisir à
le faire exprès" (Vauban)
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L'oeuvre de Colbert (XVIIe s.) : Colbert, le plus grand
ministre que la marine française ait connu, achevant l'oeuvre de
Richelieu, fait de Brest la capitale maritime du royaume. Il affecte
80 vaisseaux et plusieurs centaines de bateaux. Pour s'assurer de
bons équipages, il crée l'Inscription Maritime qui subsiste encore.
Après leur service militaire, les pêcheurs peuvent être appelés
par la Marine Nationale de 18 à 48 ans, mais l'Inscription Maritime
les prend en charge ainsi que leur famille pour toute leur vie.
Colbert installe aussi à Brest un collège de gardes-marines, des
écoles de canonnage, d'hydrographie et de Génie Maritime. Enfin,
il fait construire l'arsenal dès 1664. De ce prodigieux effort sort
une flotte magnifique. Les vaisseaux atteignent 5000 t, portent
jusqu'à 120 gros canons. Duquesne améliore l'arsenal, entoure la
ville de remparts et organise la défense du goulet. Vauban complètera
ces travaux. Tourville apporte un gros progrès au mouillage en rade
: il fait disposer des "corps morts", bouées fixes sur lesquelles
les navires s'amarrent.
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Au cours du XVIIIe siècle : La ville s'enrichit
de nouvelles constructions,
1752 : L'Académie Royale
1769 : La promenade surplombant la rade (concue
par l'architecte d'Ajot)
1746 à 1784 : Agrandissement de l'Arsenal
1749 : Le bagne "ouvre" ses portes
La population brestoise atteint 30.000 habitants en 1789, composée
de soldats et de marins. |
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Le XIXe siècle : Le début de l'industrialisation se fait
vers 1820, avec l'arrivée de la vapeur et de l'hélice. De nouveaux
ateliers sont édifiés, l'arsenal se modernise, des écoles spécialisées
prennent place dans la ville. 1861 : Un pont est construit entre
Recouvrance et Brest
Brest durant la guerre : En juin 1940, à l'annonce de l'arrivée
des Allemands, les marines de guerre et de commerce françaises évacuent
rapidement le port, détruisent les installations et mettent hors
de service les ponts et des bâtiments dont trois sous-marins en
cours de finition.
Le port, immédiatement utilisé par l'ennemi qui construit à Laninon
un abri bétonné pour sous-marins, constitue une position stratégique
idéale pour les Allemands et une menace considérable pour les convois
alliés naviguant entre l'Amérique et la Grande-Bretagne.
Cette situation a valu à la ville quatre années de bombardements.
En septembre 1944, quand les Américains réussissent à pénétrer après
43 jours de siège, ils ne trouvent que des ruines.
La reconstruction est dirigée par J.B. Mathon, et va durer une dizaine
d'années.
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