RENCONTRE

Malgré une actualité encore bien chargée, c'est avec beaucoup d'humour que Patrice a bien voulu répondre à nos questions.

Le bonheur parfait selon vous ?
Pouvoir dessiner ce que j'aime en écoutant la musique que j'aime.

Que vouliez-vous faire quand vous étiez enfant ?
Archéologue.

A quel moment de votre vie avez-vous été le plus heureux ?
J'espère que ces moments sont dans le futur : qu'ils soient meilleurs que les meilleurs moments déjà passés !!

La dernière fois que vous avez pleuré ?
J'ai regardé E.T. il n'y a pas très longtemps avec mes enfants et nous avons tous pleurés comme des gamins. Je suis très bon public (rires).

Le principal trait de votre caractère ?
L'obstination : je suis gentiment obstiné, mais obstiné quand même. Je dois sans doute cela à mes origines bretonnes et normandes (rires).

Et celui dont vous êtes le moins fier ?
La patience, une infinie patience. Dans ce métier c'est ce qu'il faut : Patience et obstination.

La qualité que vous préférez chez un homme ?
La fidélité à ses convictions, la droiture.

Et chez une femme ?
La même, il n'y a pas de raison. Si en plus elle a de beaux yeux, cela aide (rires).

Votre première bande dessinée?
Tintin au Congo et j'adorais. Mes premières bandes dessinées ont été les Astérix et les Tintins.

Que possédez-vous de plus cher ?
Mes enfants. Les dessins je peux toujours en refaire.

L'objet à ne pas oublier si vous partez sur une île déserte ?
Je prendrais alors deux objets : un crayon et un papier. J'en ai toujours besoin pour dessiner.

 

 

Votre plus grande peur ?
La paralysie et /ou la cécité.

La mort ne me fait pas peur, elle fait partie de la vie mais perdre ses moyens ou se retrouver diminué m'angoisse bien plus grandement.

Votre occupation préférée?
Dessiner. Plus ça va et plus j'adore ça. Tous les dessins que je fais actuellement, je n'aurais pas pu les faire il y a 5-6 ans. J'ai de moins en moins de problèmes à mettre sur papier ce que je veux vraiment dessiner et tout cela en prenant de plus en plus de plaisir.

Qu'avez-vous réussi de mieux dans votre vie ?
Concrétiser mes rêves d'adolescent. Pratiquer une passion au quotidien et pouvoir en vivre.

Votre dernier rêve ?
Continuer à avoir des rêves et des envies...
Et en avoir de nouveaux quand ils seront tous satisfaits.
Garder le même enthousiasme, garder cette envie encore longtemps.

Avec qui aimeriez-vous être coincé dans un ascenseur ?
Il y a des actrices avec qui on aimerait être coincé. Etre coincé avec Monica BELLUCI, je ne dirais pas non (rires).

Avec Franck FRAZETTA, ce que me semble moins commun qu'avec une jolie fille (rires).

Votre boisson préférée ?
Le café.
Je n'en bois pas beaucoup, mais j'aime bien un bon café.

Avec ou sans sucre ?
Sans sucre.

Le plat le plus bizarre que vous ayez mangé ?
Du lézard en Guyane mais je ne l'ai su qu'après. Je me souviens plus de la très bonne sauce qui l'accompagnait que du goût du plat (rires).

Vos chanteurs préférés ?
Les chanteurs à texte : Brassens, Renaud... mais j'écoute plutôt de la musique ancienne, de la musique baroque.

 

 

Saint-Malo ou Saint -Tropez ?
Saint-Malo. Ce que Saint-Malo a de bien en plus, c'est son "Quai des Bulles".
Saint-Tropez est trop surfait. J'y ai quand même exposé au musée de la Marine.

Si vous pouviez changer quelque chose dans votre apparence physique ?
Le nez. J'ai toujours râlé d'avoir le nez de Charlton ESTON, un nez en patate. J'aime les nez aquilins.

Les fautes qui vous inspirent le plus d'indulgence ?
La lâcheté.
Par exemple, je ne sais pas comment j'aurais réagi pendant la guerre. Je suis content de ne pas avoir vécu cette époque.

Quel talent auriez-vous aimé avoir ?
J'aurais aimé savoir jouer du luth, de la viole ou bien du clavecin. C'est sans doute pour cela que Yann joue du luth et Agnès du clavecin (rires).


La chanson que vous chantez sous la douche ? Je ne chante pas sous la douche. C'est rare. Je fredonne plutôt (rires).

Où aimeriez-vous vivre ?
En bretagne. Au bord de la mer.

Quel dessinateur admirez-vous le plus ?
FRAZETTA*.
(* : dessinateur de Flash Gordon et Buck Rogers en autre)

Et quel scénariste ?
Ca reste CHARLIER*.
VAN HAMME pour les contemporains.
C'est dur de faire un scénario complexe avec des fausses pistes. C'est très complexe.


Et ceux qui vous agacent le plus ?
Il n'y en a pas vraiment. Je trouve toujours quelque chose d'intéressant, une leçon à retirer de leur travail et je suis très bon public. La seule chose que je critique très fortement, c'est si c'est bâclé.

 

Votre première mesure si vous étiez ministre de la culture ?
Pourvu que cela n'arrive jamais (rires).
Rendre tous les musées gratuits. J'en connais qui dirait "achetez tous mes albums" (rires).
Donner des sous à l'archéologie, au patrimoine. Quand on voit dans quel état se trouve parfois les bâtiments.

Votre plus grand regret ?
Ne pas travailler plus vite.
J'ai pour 150 ans de bd en tête et je ne pense pas que j'aurais le temps de tout réaliser.

Que détestez-vous par dessus tout ?
A part les tripes, l'hypocrisie.

Si vous deviez poussez un coup de gueule ?
Mon dieu, il y en a tellement. Ce qui se passe au niveau économique dans le monde en ce moment me désole.

Etat présent de votre esprit ?
Grande fatigue. C'est l'hivers, normal. Un grand enthousiasme par rapport aux projets futurs. J'ai vraiment envie de m'y mettre.

Comment aimeriez-vous mourir ?
En dessinant et en écoutant de la musique baroque, entouré de ma famille, pas en glissant sur une savonnette, c'est tellement stupide (rires).

 

Philippe LE ROUX

 

LES ARCHIVES SECRETES

 

Ce tome intermédiaire lève le voile sur la jeunesse de L'Epervier, sur ces rencontres. Il contient également des dessins inédits de l'auteur ou peu connus (ex-libris et affiches).